Lundi 28 avril 2008
On l'attendait depuis longtemps, il est enfin arrivé... l'Anzac weekend, enfin un jour ferié pour partir en vadrouille! On décide même de s'octroyer une après-midi de plus pour avoir un graand weekend.

On compulse (classe ce verbe) le Lonely planet forever et notre entourage et, après avoir hésité entre kangaroo island, les Flinders Ranges et la Great Ocean Road, ça sera... les GRAMPIANS!
La veille de notre départ, Henri décide de nous appeler pour nous prévenir qu'ils est dans le parc des Grampians, Victoria, Australia, et que c'est pas trop trop loin d'Adelaide donc qu'on pourrait éventuellement se capter un de ces 4. Si tu ne vas pas a Adelaide, c'est Adelaide qui vient à toi: on part donc par un jeudi midi très ensoleillé rejoindre Henri au milieu de sa forêt et des rangers.

(J'ai oublié de préciser qu'on a loué pour ce périple... une Toyota Yaris flambant neuve et blanche, idéale pour les petits chemins de terre australiens. Au moins elle pollue pas beaucoup (la planète avant tout).)

La route est un peu longue et monotone mais on est tout excités youpi yeah, on a envie de faire nos australiens à mort alors on s'achète une meat-pie-sauce-barbecue à Murray Bridge. C'est trooop bon.


 On arrive aux Grampians le soir, après avoir croisé quelques wallabies et kangourous sur le bord de la route dans le parc, qui ont la bonne idée de ne pas se jeter sous nos roues. La-bas, il fait froid; mais on est tout heureux de retrouver un Henri broussailleux (barbu quoi) et de bonne humeur ("wa ça fait un an qu'on s'est pas vus c'est dingue"), c'est le début d'un weekend de folie YOUHOU. On partage bières et cubis avec les rangers, un petit gamin obscène et les 3 acolytes d'Henri, Yorgen, Cristina et Caroline.





Le jardin d'Henri regorge de kangourous, on voit même une maman avec son bébé dans le ventre (oooh). Mais les Grampians, c'est pas seulement la prairie derrière la maison, c'est surtout un graand et beeaau parc .














On accompagne Henri récupérer des pièges à souris dans la forêt (!), on croise un emeu et on récolte un antechynus (vous aimeriez bien savoir ce que c'est..), puis on se fait un petit aperçu du parc : points de vue, cascades, pillow lavas, randos, pinnacle (pointe rocheuse qui s'avance dans le vide depuis laquelle on a une super vue). On est GRAVE ravis.
















Bon c'est pas tout mais on aimerait bien la voir quand même la Great Ocean Road: on avale une meat pie home brand et on part pour Warnambool (on ne rit pas c'est un vrai nom) alors que la nuit tombe déjà. Après avoir longuement discuté de "est-ce qu'on dort dans la voiture ou pas", on échoue AU backpacker de Warnambool, dans la chambre cagibi avec un criminel en fuite et des jeunes losers bourrés qui émettent des bruits suspects... (On dort quand-même mieux que dans la voiture) Soirée pizza et le lendemain 8h hop hop hop on quitte la chambre glauque pour se la faire, cette route.





Et là, on s'en met plein la vue (surtout Henri qui voit tout pour la deuxième fois, merci) de formations géologiques surprenantes et de falaises molles, de grotte hurleuses, de trous aspireurs, d'apôtres qui ne sont plus douze, de forêt humide et de big tree.






Bien sûr, il pleut, on est trempés et on n'a rien amené pour se changer. Clément et Henri sortent les k-way. JUSTE les kway. Muahaha.












Le soir, épuisés mais repus de tant de beauté, on se cherche une ville pour dormir. Clément décide qu'on ira à... COLAC (c'est une ville de moyenne importance). Ah bah si c'est une villede moyenne importance alors allons-y! On peut à mon avis se vanter d'être les seuls touristes à voir visité Colac, Victoria, Australia, sa super chambre du mono-hotel rien que pour nous, son lac asséché plein de poissons morts et son climat glacial. Pour de vrai on s'est payé de bonnes tranches de rire pour ainsi dire.

Donc le lendemain (dimanche), lac-asséché-poissons-morts, maaagnifique point de vue sur une région volcanique pleine de vaches, on commence gentiment à rentrer aux Grampians ramener ce cher Henri.
On perd un peu de temps à avoir une panne d'essence au milieu de la campagne australienne, pile a mi chemin entre deux bleds, mais on tombe sur des gens GRAVE sympas et Clément, d'une efficacité incroyable, nous ramène un jerricane (*orthographe*) plein d'essence pour cette brave Toyota Yaris. Et c'est reparti comme en 40. Arrivés chez Henri, on re-hallucine devant le nombre de kangourous qui trainent dans le coin, puis quiche et adieux larmoyants, et c'est parti pour 6 heures de highway monotone. Clément fatigué, je prends un peu le volant, j'ai peur mais c'est quand-même pas trop dur, une automatique sur une route toute droite, la seule difficulté résidant dans le fait de rester à gauche MAIS pas trop non plus pour pas rouler sur les petits trucs qui font grr grr.
Fatigués mais contents on arrive dans la soirée à Adelaide, pas du tout envie de reprendre la semaine de boulot...

Le mot du jour: (rien à voir mais on l'a appris ce weekend) MUFFIN TOP = le gras du ventre qui dépasse au dessus du pantalon taille basse, ca ressemble vraiment à la partie supérieure d'un muffin. MIAM.


Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Lundi 21 avril 2008
Depuis qu'on est rentrés de Melbourne, notre vie s'est CONSIDERABLEMENT remplie. On arrête enfin de croire qu'à Adelaide il n'y a rien à faire, la preuve:
- on voit des koalas à une "réception" pour les étudiants internationaux, c'est à dire qu'on est à peu près les seuls à être ni chinois ni indien.

- On passe plein de temps avec nos colocs, qui s'avèrent tous être des gens super sympas yeah yeah (d'ailleurs il y en a des nouveaux, un couple de francais et une petite japonaise). On organise des diners où tout le monde cuisine un plat de son pays, on fait des jeux débiles a la maison, on sort tous ensembles, on est tristes quand certains s'en vont en vacances...










- On  va (avec les colocs donc) voir des internationaux de beach volley à Glenelg beach, où le Brésil gagne environ tout ce qui est possible de gagner et on se rend compte que Adelaide regorge de Bresilien(ne)s.


-
Clément fait du rugby tout le temps, et se fait des amis francais medecins qui nous filent des places gratuites pour les internationaux (encore) de Rugby a 7 waaa. La France perd lamentablement, mais moins que le Japon hihi.





- J'ai commencé les cours de salsa, et meme si je ne me decouvre pas un talent inné pour cette danse, je me fais des tepos latinos (les profs) avec qui je parle espagnol et je suis donc leur chouchoute. youpi


- Clement joue son premier vrai
match de rugby depuis longtemps, et même si son équipe perd un peu moi je trouve qu'il s'en sort tres bien (c'est ceux d'en face qui sont trop gros). Pendant que les hommes transpirent je fais la connaissances de quelques girlfriends de joueurs, il fait beau, on a une jolie vue sur les Adelaide Hills, on mange des saucisses au BBQ et on boit de la ginger beer avec les vieux du club, la belle vie...
- Jill ma collegue nous invite a manger dans son immeeeense maison avec ses milliers d'enfants, c'est une famille de gens beaux et sympas, et elle veut meme nous preter sa maison a Victor Harbor, sur une peninsule a cote d'Adelaide, ou il y a des vagues et des baleines en hiver...


- Comme on aimerait bien pas repartir d'Australie sans avoir vu tout plein d'animaux bizarres et que je meurs d'envie de revoir un koala (j'en reve la nuit!), et que Rahil notre coloc est depuis 4 ans en Australie et n'a toujours pas vu de kangourou (baleze le mec), on profite du dimanche le plus ensoleillé pour aller suuuper loin (à 10min en voiture de la maison) et faire une graaande et duuure marche vers le plus haut sommet des hills (Mt Lofty 800m) puis aller observer la wildlife dans un parc pas si wild.
On nourrit des kangourous (qui devraient tous finir obeses avec tout ce que les gens leur donnent), des emeus, on voit un diable de tasmanie, des koalas bien sur, des bandicoot qui se promenent et autres perroquets multicolores... Rahil est aux anges (nous aussi hein).

Le mot du jour: KOALA = Animal treees treees mignon avec le QI d'une huitre.

Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 18 avril 2008
Ceux qui veulent des nouvelles de Clement peuvent toujours se brosser, Martine, car depuis le temps qu'il dit que ah ouais il faudrait que j'ecrive moi aussi, personnellement j'ai perdu espoir.
Donc en attendant je vous fais un ptit flash boulot, car j'y suis presentement (au boulot) et que j'ai un trou dans mon emploi du temps surcharge.

Pour le moment c'est surtout de la communication; je cherche des volontaires pour mon etude, je passe tout plein de coups de fil - en anglais, j'adore - pour fixer des rendez-vous, les rappeler a l'ordre ou les entendre pleurer parfois, et j'essaie au maximum d'ecrire des mails car le telephone ca me fait peeeeur (meme si je devrais m'habituer depuis le temps). C'est donc un travail plein de contacts humains, de progres en anglais, de dures prises de consciences sur la societe australienne : les gens sont gros.
J'ai l'impression de m'immiscer dans la vie tres privee de mes volontaires quand je sais quels medicaments elles prennent, la quantite d'alcool qu'elles boivent et quand je les pese a peine 10 min apres qu'elles soient arrivees, on commencait juste a etre copines... La majorite sont des femmes (oui oui que des femmes, entre 30 et 60 ans) adorables, qui me font des blagues que je fais semblant de comprendre en riant a gorge deployee, qui me complimentent sur mon niveau d'anglais, me disent tout ce qu'elles savent en francais, et rigolent a mes propres blagues, qui commencent a etre bien rodees apres 15 visites. Et la majorite sont overweighed, d'ailleurs le BMI (body mass index ou indice de masse corporelle pour les franco francais) moyen en Australie est de 27 (on est en surpoids a partir de 25). Il n'est pas rare d'avoir des volontaires de BMI superieur a 40, j'en ai meme une a 70. Argh.

Je commence a avoir des rapports presque amicaux avec mon maitre de stage David, il se moque de moi car je n'arrive pas a prononcer RAW (vous savez vous?) et que je dois l'employer 20 fois par jour, et il me conseille des plans pour voyager dans la region. La glace se brise.
Sinon, le CSIRO regorge d'une faune heteroclyte, mon tepo Adam (toujours chauve et gay) qui ponctue ses phrases par Et Voila quand il me parle et m'aide beaucoup pour mon boulot, Julie qui m'aide aussi enormement et qui  travaille depuis une eternite en Human Nutrition mais qui est carrement obese, Jing avec qui j'ai parle de diarrhee la derniere fois, c'est pour dire le degre de notre amitie, le petit blond qui est amoureux de moi et qui jette des regards noirs a Clement quand il nous croise dans la rue (les preuves sont la, la fausse modestie ne sert a rien), plein de filles dont je ne retiens pas le prenom qui me demandent how work is going et a qui je ne sais jamais quoi repondre, j'en passe (et des meilleurs).

Bref vous l'aurez compris, c'est chaque matin un enorme plaisir d'enfourcher ma bicyclette bleue et de m'elancer (en retard bien sur) vers de nouvelles aventures CSIROennes.

Anecdote du jour: Adam vient me donner une enooorme liste de bouffe a coder, avec des codes a 12 chiffres. Comme je m'ennuyais justement un peu, j'exprime mon enthousiasme debordant par un : Waw I'm so excited to do this work!
Et lui de repondre: This is so sad, Camille. You should drink more.

J'ai trouve ca tres drole.

Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mercredi 26 mars 2008

Le weekend de Paques en Australie c'est super chouette, ça dure 4 jours. L'occasion rêvée pour commencer à voir du pays (parce qu'en fait on va pas non plus crouler sous le temps libre et les vacances les 5 prochains mois...).
Et comme la ville la plus proche (à peine 700 km quoi) c'est Melbourne et que cousine Claire y habite (même qu'elle travaille aussi au CSIRO, c'est une secte ce truc ou quoi?), c'est parti!




Après 112 changements de plans (on achète un van, en fait non, ah peut etre un autre van, ouais mais non, tiens et du covoiturage, le mec annule à la dernière minute, l'avion? argh trop cher, bon bah bus alors...), on passe une petite journée dans le bus à admirer les paysages les plus secs et plats du monde, et finalement on arrive à Melbourne city baby!

Claire nous accueille à bras ouverts à l'arrêt de tram (*Aaaaah Aaaaah suraigus*) et chez elle (à Carlton, super suburb à deux pas de la ville, pour les connaisseurs) où squatte déjà Romain, un de ses ami français qui termine son boulot à Brisbane.


Le weekend passe super vite:
- Claire essaie de nous emmener dans le plus grand nombre de bars possible, tous plus sympas les uns que les autres, avec presque toujours un concert de musique "australienne", saxo, trombonne et chapeau
- Visite de Melbourne en amoureux pendant que Claire et Romain écoutent des conférences marxistes:
    - Découverte de l'art aborigène au Federation Square
    -Découverte d'une bite géante derrière le Federation Square


    - Découverte que Melbourne, c'est grand, c'est plein de grands buildings et de chinatown         - Camille saute dans les bras d'un inconnu, plutôt gros, et elle porte une perruque violette sur la tête, allez savoir pourquoi*
     - Le soir, on rejoint Claire et Romain au forum marxiste pour chanter l'Internationale en anglais (will uniiite the human race), discuter avec ses amis révolutionnaires, écouter du blues et apprendre des chansons revolutionnaires elles aussi (from little things big things grooow)
    - On termine la soiree dans un bar avec moult gays et lesbiennes qui s'embrassent partout, un ventilateur qui nous occupe beaucoup, et de la musique parfois tres bizarre...
- Dimanche c'est St-kilda, la plage de Melbourne
     - On est les seuls a se baigner (peut-etre parce qu'il pleut), on a toute la mer pour nous



    - Claire et Camille tentent de danser la salsa pour se rechauffer, ca donne plutot rien

- On attend les pingouins en mangeant des delicieux cheescakes et autres fat-eries australiennes
   - A la tombee de la nuit, on n'est pas les seuls a vouloir voir les pingouins gratos (les riches payent 50 dollars pour prendre un bateau naze, nous on attend a l'endroit ou il y a un panneau "attention pingouins").




On arrive finalement à en apercevoir un ou deux, ils sont so tiny et so cuuuute. On aura pas perdu notre journee.

  - On  va a l'Esplanade ou il y a a peu pres 3 concerts en meme temps, et on rentre a Carlton faire nos riches et s'avachir dans les luxueux canapes d'un super bar louunge (parce qu'on s'est un peu fait refouler des bars en ville a cause de nos tongs, de nos cheveux emmeles et de nos shorts, mais chuut)

- Last day, le Melbourne museum decide d'etre ouvert on Easter Monday, plutot sympa.


On y passe l'apres-midi a decouvrir toute la faune bizarre australienne (en majorite empaillee), a chercher la cuisine de la serie tele super connue mais ils ont mis un cheval celebre a la place (bizarre...), et a essayer des lunettes pour avoir l'air con.
On termine la journee doucement en glandouillant et c'est deja l'heure de repartir pour Adelaide, SA.

Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Samedi 15 mars 2008

 

Comme il fait 40 degrés depuis deux semaines, on n'a pas trop d'autre option: on va à la plage tous les weekends. Et THE beach of Adelaide, c'est Glenelg.

C'est une plage, grande, avec de l'eau, propre, des requins (on n'en a pas vu mais on va pas au large du coup), pas de vagues car on est dans une baie, pour le surf il faut aller plus loin, des garçons, dans le vent avec le caleçon Bonds sous leur short de bain trop grand qui font du jack-ass-skim-board...


Mais c'est aussi une jetée vachement classe, LE centre d'activité de Glenelg: on y vient se marier et faire des photos trop kitsh cheveux dans le vent (encore), se balader en famille, ou bien-sûr... sauter dans la mer. Il y a des mecs qui se la pètent à mort qui risquent leur vie à chaque plongeon-triple-salto-arrière, les superstars incontestées de tout Glenelg, South Australia. Mais on les aime bien, ça fait des jolies photos.



Nous pendant ce temps, on saute
aussi de la jetée, on apprend à nager (enfin Clément apprend, moi je lui apprends, vous comprenez?), on s'éclate en jouant au frisby-ballon et on arrive même à emmener Michelle notre coloc japonaise qui n'aime pas la plage normalement...
Et puis on fait aussi l'eternelle blague de "Tiens si on m'enterrait et on me cachait sous toutes les affaires l'air de rien? Trop marrant".  P1000303.JPG


Clement prefere l'option 'escalope pannee', chacun son truc.
 
Evidemment, tant de plage fait qu'on est beaux (ça c'est normal), bronzés du fait de l'absence de couche d'ozone par ici, sveltes et musclés du fait de nos leçons de natation. Admirez.


 

Le mot du jour : JACK ASS SKIM BOARD = PLANCHE D'ECUME EN FESSES DE JACK


Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
Mardi 11 mars 2008
P1000063.JPG Quand on était chez Craig, on s'est mis activement à chercher une coloc en ville, et la première visitée fut la bonne: bon, elle est pas tout à fait en ville, ça coute trop cher, elle est à 30 min à pieds, et 10 min en vélo.
Et ça tombe bien, un soir où on fabriquait des DEL multicolores aimantées pour les lancer sur toutes les surfaces métaliques qu'on trouvait (c'est du visual art, conceptuel), on rencontre une bande d'artistes (tous musiciens ou peintre) qui ont justement des extra-bikes à la maison. Ca fait plaisir. On a donc récupéré hier deux vélos, dont un qui file un peu le torticoli tellement il est petit mais bon, et maintenant le truc c'est de choper un CASQUE.
P1000090.JPG
Du coup, ni une ni deux, je réutilise le bon vieux concept du mail de promo et j'envoie ma request à tout le CSIRO Human Nutrition. 2 minutes après le téléphone de mon bureau (je me la pète grave, c'est pas au Centro Agua qu'on avait un téléphone de bureau) sonne, et une fille adorable me dit que justement elle a un casque violet pour moi. Ca c'est fait.
Quant à Clément il récupère le casque de David, le owner de notre maison (encore un David, on a l'impression qu'ils ont qu'un seul prénom dans ce pays)...  PICT0067-copie-1.JPG

Bon pour revenir à la maison, on vit avec un couple de danois (Martin et Katrine), une danoise (Ninia) en pseudo Erasmus ici, une japonaise (Michelle ou Miharu pour les intimes), un indien (Rahil), un australien chelou (Liham mais on le voit jamais), et DAVID, le proprio. 

Pour le définir, un mot convient assez bien : encombrant. Il ne fait absolument rien de ses journées à part guéter les petites annonces pour acheter et revendre des trucs, tout en téléphonant et regardant la télé dans la salle commune alors qu'il en a une dans sa chambre. 


Il est très très gentil, veut toujours nous aider à trouver des plans pour un vélo, une voiture, un tour à Kangaroo Island, fait des cookies qu'il offre généreusement à la cantonade, et organise des BBQ en collant une feuille sur le frigo, pour qu'on se connaisse mieux... Il est donc TRES présent, on aimerait bien qu'il soit pas là des fois. (euh je suis peut-être un peu dure là)
Mais les autres colocs sont très sympas, la maison super grande, donc on se marche pas dessus, des opossums trainent dans notre jardin, il y a même la clim, apréciable quand il fait 39 degrés et qu'Adelaide explose ses records historiques de jours aussi chauds consécutifs. On a le temps de choper la marque du T shirt en marchant 10 min jusqu'au supermarché (enfin surtout moi, on ne dira rien de l'aptitude à bronzer de Clément...).

Le mot du jour (aaah on l'attendait celui-la): HELMET = CASQUE

Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Lundi 10 mars 2008
Au CSIRO, c'est grave l'éclate. Pour l'instant, c'est lecture de documents pour bien comprendre ce que je vais faire bientôt. David, mon tuteur, est complètement chelou, parle un peu comme un psychotique, mais au moins il parle lentement donc je le comprends. Il me fait des blagues ou peut-être qu'il fait pas exprès mais je rigole beaucoup quand il me parle. Ils ont du mal à me rentrer dans leur base de données secrète les mecs du service informatique, donc David vient souvent soupirer et s'arracher ses non cheveux quand il s'aperçoit que je n'ai toujours pas de compte mail au bout de 10 jours. Il a été très sympa au début, m'a emmenée boire un verre de vin avec lui et un gay très gai pour mon premier jour. Depuis, je le vois plus, cimer Albert.
Je tente donc désespérément de nouer le contact avec les chinoises et autres malaisiennes avec qui je partage mon bureau, qui au début se barraient en juives (j'ai le droit de le dire) pour manger, me laissant seule à mon propre sort. J'allais alors m'acheter le sandwich le plus cher du monde à la kafet de la fac et lire Harry Potter en espagnol sur la pelouse du campus pour me donner une contenance. Des fois il y avait quand-même Clément, un humain c'est quand-même mieux qu'un livre.
Mais ce temps est révolu, aujourd'hui je suis allée manger avec Jing Wu, j'avais emmené ma gamelle et on a déjeuné dans la tea room sans fenêtre à peine badante. Je lui fais des blagues, elle rigole, je sens que c'est une amitié qui naît.
Et puis il y a Jill, ma tepo de 50 ans avec qui je parle de gestion de l'eau et d'Amérique Latine, elle veut nous inviter à diner pour qu'on connaisse ses enfants (qui ont tous environ 20 ans) et elle veut même voir la video qu'on a faite avec Alba à Cochabamba, alors qu'elle ne comprend pas l'espagnol.
C'est le début de l'intégration sociale. J'ai même une adresse mail beaucoup trop classe camille.lassale@csiro.au


Le mot du jour: CUSTARD = CREME AUX OEUFS


Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
Lundi 10 mars 2008

Acrobate On arrive pendant LA période de ouf à Adelaide, cf David mon maître de stage (et là vous ne pouvez pas savoir qui est-ce qui parle car nos deux maîtres de stage s'appellent David): « Adelaide is THE PLACE TO BE right now ». Alors c'est une vraie expression, c'est pas juste une prétention parisienne.

P1000284.JPG

Et effectivement, il se passe moult choses par ici, des shows de rue à tous les coins (de rue), des acrobates, jongleurs, théâtreux, des penis puppets, un festival de musique du monde entier, d'ailleurs sur les plaques d'immatriculation, il y a écrit: South Australia, the Festival State. Ca promet d'être plutôt festif ce petit séjour...
undefined
Enfin quand on se rend compte des prix on déchante un peu: pas moins de 100 dollars pour 2 jours du festival WOMAdelaide, alors que la seule artiste connue (Cesaria Evora) s'est décommandée: on restera derrière les barrières à tenter de capter le son de quelques djembés... 

P1000279.JPG
Et on profite plutôt des acteurs de rue qui font des shows vraiment géniaux, on s'incruste à une fête privée, on mange pas ou tard pour pas dépenser de tune car on est des gros radins... Et aussi parce qu'on économise pour acheter une VOITURE. Enfin là, je dévie c'est plus du tout le titre de l'article.
 
  undefined













Le festival, c'est aussi des dégustations de vins où plein de jeunes et beaux très riches se bourrent gentiment la gueule dans un espace délimité, sous l'oeil indulgent et paternel de policiers moustachus et ventripotents. 


P1000048.JPG
Tu peux pas y ramener ton propre alcool et donc si tu es bourré c'est que tu as bu un nombre conséquent de verres de vin à 7 dollars. Ils se déplaymobilisent alors un peu en se renversant leur vin très bon et très cher sur leurs vêtement très chers, ou en vacillant du haut de leurs stilettos Marc Jacobs.

Le mot du jour: FRINGE = FRANGE, PERIPHERIE, en gros c'est les outsiders

Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
Mardi 4 mars 2008
P1000027-copie-1.JPG
Grâce à Charlotte (ancienne stagiaire au CSIRO) et ses bons plans, on emménage très provisoirement chez Craig, dans une banlieue un peu moins pareille que les autres, Panorama. De là, on a une jolie vue (comme son nom l'indique finalement) sur la mer, on emprunte un petit chemin qui sent la noisette pour aller jusqu'à la gare, ça sent Hyères les Palmiers en juillet, pins et eucalyptus, chaleur, ciel bleu, mais pas les cigales. 
Craig est adorable, il vit avec son chien, son neveu Michael et son fils James de 15 ans, fan de motocross et on apprend à parler le djeuns australien grâce à lui et ses amis. Il a aussi une piscine, un sauna et un spa dans son jardin, ce qui est plutôt sympa, ademettons le.
 
P1000023.JPG
Le problème, c'est que c'est pas tout près de la ville, et que pendant le festival d'Adelaide qui dure tout le mois, quand on commence une soirée à 23h15 et qu'on doit partir à 23h30 pour ne pas louper le dernier train, c'est un peu frustrant quand-même... On ne reste donc qu'une petite semaine chez lui, et on le quitte presque à regret tellement il est trop chou.

Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 29 février 2008
undefined

Là tout n'est qu'ordre et beauté, luxe, calme et... propreté
. Vous excuserez la bassesse du jeu de mot, mais comparé à l'Amérique Latine on a vraiment été frappés par la propreté et la droiture parfaite des Australiens.
Tout le monde traverse pile quand le bonhomme fait bipbipbip (oui parce qu'en plus tout est fait pour les handicapés, ils sont tellement gentils ces Australiens), il y a des mecs qui sont là pour nettoyer la rue en permanence, mais de toute façon personne ne jette ses papiers par terre, les gens sont tous gentils et prêts à t'aider si tu es perdu... 

undefined  

  






Le Burger King s'appelle Hungry Jack's, les filles sont blondes, bronzées, anorexiques et en mini-short car il fait 39°, ou bien obèses et en mini-short (miam), les mecs sont blonds décolorés par le sel et le soleil (je n'apprends rien à personne), avec des coupes de minet limite tektonik et des tatouages piercings partout. 


undefined On visite le campus de l'Uni où on va bosser : Clem au Earth and Environmental Sciences Department, et moi au CSIRO Human Nutrition qui est aussi sur le campus même si je n'aurai jamais droit à la carte d'étudiant South Australia qui donne droit à plein de réductions ARGH.

P1000181.JPG
















C'est exactement comme ce qu'on s'imagine du campus d'Oxford avec des vieux beaux bâtiments, des anciennes églises, et plein d'étudiants souriants et bronzés qui reviennent de leurs vacances d'été, qui passent par la jolie passerelle sur la rivière en vélo et casque, après avoir longé les espaces verts si bien entretenus qui encerclent la ville. P1000269.JPG

Pas un brin d'herbe qui dépasse, des mouettes et des cygnes qui se prélassent au bord du lac, et aussi des pigeons punks et des perroquets de toutes les couleurs...
 
undefined  






On se met aussi dès le lendemain à visiter des maisons: évidemment, c'est en banlieue, et c'est   tellement uniforme que c'en est flippant. Des grandes routes, personne ou presque qui marche dans la rue car tout le monde est en voiture, des alignements de maisons similaires, avec des jardins sans clotûres car ici personne ne vole, à part les poubelles quand ils s'ennuient vraiment trop... 

Les habitants playmobils passent leur dimanche après-midi à nettoyer leur terrasse, faire les carreaux de leur véranda, pour la regarder briller, laver leur voiture pour la regarder briller et tailler leurs pétunias pour pas avoir honte devant les voisins. 

Pas de petite boulangerie, ou quoi que ce soit dans le quartier, si tu veux manger, tu prends ta voiture et tu vas au shopping center, merci les gars... Ouais, on va peut-être essayer d'habiter en ville?

Le mot du jour : PLAYMOBIL = PLAYMOBIL

Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Nous

En images...

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus